La carrière CCM

Située chemin du Moulin, la carrière de calcaire CCM (Comptoir Calcaire et Matériaux) s’étend sur un site de plus de 100 ha dont 40 ha d’excavation. Avec plus de 100 emplois directs et 2 000 000 tonnes de pierres produites annuellement.

Tous les midis, des tirs ont lieu afin d'extraire la roche. Une fois la roche à terre, elle passe dans un concasseur, où les plus gros blocs sont cassés. Le laboratoire intervient pour effectuer des tests de dureté et d'usure.

Entre 8000 et 10000 tonnes de granulats sont produits chaque jour !!!

Découvrez le site internet de la carrière 


La pierre bleue, un élément phare de Wallers-en-Fagne...

La pierre bleue de demain => Vidéo 

La marque Parc => lien pdf

Le centre artisanal => leur site

Momignies Seloigne

Les marbres du Nord de la France et du Boulonnais


Commission Locale d'Information 

La CCM en données chiffrées (au 31/10/2015) :

  • Effectif : 80 personnes
  • Production : 1 052 946 tonnes
  • Dépenses en terme d’environnement (analyses, vérifications diverses, espaces verts, traitement de déchets, nettoyage des voiries…) :

2013 : 42176,44 €2014 : 40140,28 € + 82 313 €2015 : 29306,37 € + 122 000 €

Autosurveillance

  • Eaux d’exhaure,
  • qualité des eaux de rivière,
  • rejet en sortie de séparateur,
  • retombées de poussières,
  • piézomètres,
  • vibrations et niveaux de pression accoustiques.

Transmission des résultats d’autosurveillance à la DREAL ainsi qu’à la Police des Eaux en ce qui concerne les analyses d’eaux.Ces résultats n’appellent aucune remarque hors mis pour le paramètre Substances Extractibles au Chloroforme (SEC) dont les résultats restent toujours impossible à quantifier pour les laboratoires agréés.

Mesures piézométriques dans la zone des captages à Momignies :

L'évolution piézométrique ne présente aucune anomalie et confirme même la légère tendance à la hausse amorcée en 2014.

L'absence d'impact transfrontalier de l'exhaure de la carrière CCM sur la nappe des calcaires du Couvinien est donc toujours observée en 2015.

Mesures d’évitement et de réduction d’impacts :

  • Espèces végétales protégées
  • Colchique d’automne
  • Ornithogale des Pyrénées
  • Achillée Sternutatoire
  • Potentille Printanière
  • Gesse des Bois
  • Drave des Murs

L’ensemble des stations végétales protégées ont été préservées. En 2014, aucune fauche n’ayant été réalisée sur le talus, la floraison et la montée en graines des espèces a eu lieu.

Mesures de gestion et de restauration des milieux naturels :

  • Une haie existante à l’intérieur du site doit être transplantée le long du RD. Cette intervention était prévue en 2014 mais n’a pas été réalisée pour le moment. Nous tenons également compte des périodes de nidification.
  • Les plantations de pins noirs et le verger haute-tige sur une partie des parcelles WH18 et 20 à Baives sont reportées sur 2016. Le consultation a été lancée de divers prestataires.
  • La restauration de la pelouse calcicole a eu lieu en début d’année 2014. Il sera impératif de prévoir l’exportation des coupes pour le prochain débroussaillage.

Etudes complémentaires :

  • L’étude de suivi des zones humides a débuté en août 2012, complété par 3 campagnes de relevés phytosociologiques supplémentaires étalées sur le printemps et l’été 2013. Le rapport de cette étude nous est parvenu.
  • La méthode de localisation et de quantification des pertes en rivière de l’Helpe Majeure et du Ruisseau de Baives.

Les réalisations de la CCM :

  • Pose d’un concasseur primaire permettant de réduire le taux de matériaux très fins,
  • Mise en place d’un dépoussiéreur en sortie du concasseur primaire,
  • Modification des bassins de pompage,
  • Mise en place d’un contrat de nettoyage des voiries avec la société Assaini-services,
  • Amélioration des abords du site.

Les projets de la CCM :

  • Pose d’un nouveau dépoussiéreur dans l’installation secondaire
  • Intégration d’une nouvelle jauge Owen normalisée située à proximité du village
  • Poursuivre l’amélioration des abords du site (affichage, espaces verts…)

Conclusion

Suite à cette première phase de prospection et d’analyse, il s’avère qu’une grande partie de la zone étudiée est considérée comme zone humide par l’Arrêté du 1er octobre 2009. Il s’agit des secteurs en contact direct du merlon formé par la carrière. Globalement, un gradient hydrique est visible, du sud (plus humide) vers l’extrémité nord (moins humide). La zone caractérisée comme zone humide suit globalement la topographie du site et est localisée au niveau des alluvions.

L’étude floristique a permis de mettre en évidence la présence d’une intéressante mosaïque de milieux prairiaux, essentiellement pâturés (voire souvent mixte), associée au maillage de haies arbustives et arborées typique de l’avesnois. Cette analyse a permis de mettre en évidence que certaines parcelles présentent actuellement des états de conservation plutôt défavorables, en grande partie liés à un pâturage plutôt intensif (voire surpâturage). Les prairies pâturées les moins humides (périphérie nord) présentent ainsi des richesses moindres et présentent des intérêts floristiques, voire écologiques réduits.

En revanche, certaines des végétations observées montrent des valeurs patrimoniales élevées, en abritant éventuellement des espèces protégées et/ou patrimoniales. C’est notamment le cas des végétations hygrophiles pâturées moins intensivement, des mares, ainsi que de l’unique prairie de fauche hygrophile du site (habitat menacé, observé sur la zone sous forme caractéristique). Deux espèces protégées ont été observées sur l’aire d’étude : l’Achillée sternutatoire (Achillea ptarmica) et le Scirpe des bois (Scirpus sylvaticus). Tandis que la première est localisée ponctuellement, la deuxième forme des peuplements remarquables. Le Scirpe des bois constitue par ailleurs un habitat considéré d’intérêt communautaire à l’échelle européenne.

Cette étude a donc pour objectif de déterminer l’impact de la carrière sur cette zone humide en contact (comparaison qualitatif/quantitatif au cours du temps). Notons qu’un pas de temps probablement assez important (moyen terme) sera nécessaire avant de déterminer les réelles variations liées à l’exploitation de cette carrière (en dehors de l’évolution naturelle voire des aléas climatiques). Mais cette étude permettra sur du court terme, en complément d’un autre suivi relatif aux espèces protégées à proximité de la carrière (aussi effectué par Rainette), de mettre en évidence les changements de gestion favorables à l’ensemble des habitats et espèces remarquables.