Nos richesses architecturales

L’église

Le domaine de Wallers avec une portion de la fagne fut donné par un roi Mérovingien à une abbaye à Poitiers, consacrée à Saint Hilaire. D'où le vocable de l'Eglise.

Cet édifice bâti sur l'ancienne abbaye est entièrement en pierre bleue du pays. Elle paraît être de 1688 comme l'indique la pierre située au-dessus du porche.

Cette date correspondrait à la période d'agrandissement: la maçonnerie est différente dans la partie supérieure du clocher, on distingue les arcades ogivales d'une église plus ancienne.

La tour carrée aux allures fortifiées est munie d'abats son. Cette tour clocher se caractérise par une abondance de fers d'ancrages. L'Eglise est encore entourée d'un ancien cimetière, subsistent néanmoins quelques stèles funéraires très anciennes qui démontrent un véritable savoir-faire. Le tout est ceinturé par un mur en pierre bleue.

A l’intérieur, la nef est marquée par une harmonie qui réside entre le style roman et des éléments gothiques. On découvre au pied de la sacristie des autels avec retables dont celui de Saint Hilaire et de la sainte Vierge, des stalles en bois sculpté, une tribune et son escalier, des statues en chêne peintes et un Chemin de croix viennent compléter l'expression religieuse de cet édifice.

L’habitat

Il s'agit d'un habitat de type linéaire, souvent à deux cellules: (logis + étable), puis avec le temps la spécialisation herbagère obligera les agriculteurs à agrandir leurs exploitations, d'un corps à trois ou quatre cellules: (étable, grange, écurie, bergerie)

Les habitations paysannes ne comportaient qu'un étage avant le 19e siècle. Les hygiénistes ont longuement combattu le voisinage immédiat de la cuisine et de l'étable.

Nos habitats ont des particularités qui sont les suivantes :

  • L'usoir: il s'agit d'un espace en herbe qui se situe entre la chaussée et la façade et qui permettait de stocker le bois, les chariots...
  • Les boëtes: ce sont de petites ouvertures qui permettaient d'aérer les étables et de laisser entrer un peu de lumière. Aux allures de meurtrières, elles peuvent aussi apparaître sous forme de petites fenêtres.
  • Les toits: sont à "demi-coupe" ou à "pan coupé". Ce système prolonge le toit des pignons et permet ainsi une collecte en eau plus importante

Bien évidement la pierre bleue domine, mais avec l'apparition du chemin de fer au milieu du 19e siècle, la brique arrive et tue la filière pierre. Des éléments en briques peuvent apparaître tels que les corniches ou encore les encadrements de fenêtres.

Le moulin

Témoin du passé et s’inscrivant dans l’avenir, ce patrimoine n’est généralement pas protégé au titre de la réglementation des Monuments historiques et mérite toute notre attention.

La commune de Wallers-en-Fagne, soucieuse de son devenir et consciente de son intérêt patrimonial, a décidé de mener une action afin de le faire découvrir, de sensibiliser l’opinion publique à la nécessité de sa préservation et de restaurer son mécanisme hydraulique.

L’étude du moulin à eau de Wallers-en-Fagne montre un patrimoine d’une grande richesse, souvent fragile et parfois même méconnu, qui englobe :

- le patrimoine naturel d’un milieu spécifiquement lié à l’eau douce (la rivière de l’Helpe Majeure et son débit, berges du cours d’eau etc.) ;

- le patrimoine bâti comme en témoignent ce moulin et sa retenue d’eau, anciens témoins de bâtiment proto industriel fonctionnant grâce à la force hydraulique ;

- les savoir-faire traditionnels liés à la gestion de ce milieu naturel, à la maintenance du fonctionnement des roues à augets et à la meunerie.

Ce sont 90 000 € qui ont été investis pour remettre en état le système hydraulique du moulin qui pourrait à l'avenir produire de nouveau de l'électricité

Mercredi 18 janvier, en tout début de matinée, le moulin de Wallers-en Fagne a été remis en eau après la rénovation totale de la roue et de la vantellerie pour retrouver toute l’hydraulique du moulin. Un moulin à farine dont l’origine remonte au moins au 16e siècle.

La rénovation a consisté en la rénovation du réservoir, de la vantelle, la conduite forcée et de la roue. Et ce dans le respect de l'ouvrage d'origine.

« À travers cette rénovation, nous préservons le patrimoine mais aussi les emplois », explique Bernard Navarre. En effet, le moulin accueille les services administratifs de la carrière.

Chapelles, oratoires, niches, calvaires.

Notre Dame de Walcourt. 1777 / Notre Dame de Liesse. 1779

Nous ne connaissons que trois exemples de ce type d’édifice : le N°1 d’Ohain, le N°9 d’Avesnelles et celui-ci situé au lieu-dit « les Rolivaux ». Les niches sont ici disposées dos à dos, la pierre n’étant pas percée de part en part. Le plus intéressant est de constater, comme c’est le cas à Boulogne-sur-Helpe, que chaque niche est dédiée indépendamment de l’autre. On peut aussi noter que ces inscriptions respectent l’orientation des sanctuaires, par rapport aux lieux de pèlerinage.

D’après l’ouvrage de René GUIRLINGER et de Jean-Noël MARISSAL, « Oratoires et niches de pierre bleue ».

St Jean Baptiste. Rebâti en 1811

Cet édifice se trouve dans une prairie, au lieu-dit « la Palette ». Il n’est plus en très bon état ; quelques pierres sont cassées. Chaque année, au mois de mai, on y dit encore une messe.

St Jean Baptiste Priez pour nous Rebâtie par Jean Bte Delannoy fils 1811

D’après l’ouvrage de René GUIRLINGER et de Jean-Noël MARISSAL, « Oratoires et niches de pierre bleue ».

Notre Dame de Liesse et Ste Vierge. 1818

Cet oratoire est érigé dans un bosquet, au lieu-dit « Moranrieux », au bord de la RN 351. On pouvait autrefois l’atteindre en suivant un petit chemin vert qui partait du village. Il est aujourd’hui envahit par les herbes folles et il vaut mieux arriver par la route nationale. Il a une forme carrée. La grille a disparu et la niche est vide. Une croix de pierre a été posée sur le couronnement pyramidal.

Notre Dame de Liesse Sainte Vierge priez Pour nous An 1818

D’après l’ouvrage de René GUIRLINGER et de Jean-Noël MARISSAL, « Oratoires et niches de pierre bleue ».

St Joseph – Ste Vierge – Jésus – Ste Anne et Ste Elisabeth.

On est ici en présence d’un oratoire à l’architecture unique. En effet, un autel de pierre a été construit devant l’édifice et on pourrait y dire la messe. Il servait vraisemblablement lors processions et des rogations. Une seconde niche a été creusée dans cet autel. On lit trois inscriptions : une de chaque côté de l’autel et une autre sur l’oratoire. Une très grande croix de pierre est posée à son sommet. Il se trouve rue de Moranrieux, devant la ferme de la chapelle.

St Joseph et la Ste Vierge mère de Dieu Priez pour nous 1858 I H S

Ste Anne Ste Elisabeth La Ste Famille Priez pour nous

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Fondée et élevée en 1858 par Alexis Grégoire et T… Deguir

D’après l’ouvrage de René GUIRLINGER et de Jean-Noël MARISSAL, « Oratoires et niches de pierre bleue ».

Notre Dame de Grâce. 1876

On découvre ce monument quand on quitte le village en direction de Baives. Il est bâti sur le talus, à proximité d’un calvaire. Il n’est plus en très bon état. La boule, cassée en deux, gît à terre et la croix est posée contre le fût. Pourtant la niche, dont la grille a disparu, contient encore une statuette de Notre Dame de Lourdes.

Notre Dame De Grace priez pour nous 1876

D’après l’ouvrage de René GUIRLINGER et de Jean-Noël MARISSAL, « Oratoires et niches de pierre bleue ».